Jadis, à Monacia d’Aullène, le blé rythmait toute l’année agricole.
Cela démarre avec les semailles qui ont lieu dès les premières pluies d’automne, puis suivent les moissons au début de l’été. Commence alors A tribbiera : Les gerbes sont transportées sur l’aire de battage, l’arghja, où deux bœufs, tournant autour d’une lourde pierre, u tribbiu, séparent le grain de l’épi.
Le blé est ensuite porté au moulin. La commune en compte jusqu’à seize au XIXᵉ siècle, signe de l’importance de cette culture. Installés au bord des ruisseaux, les moulins captent et canalisent l’eau jusqu’à leur roue, qui entraîne les meules et transforme le grain en farine, nécessaire à la fabrication du pain. Du labour aux derniers sacs de farine, il faut près d’une année de travail pour obtenir cet aliment essentiel, au cœur de la vie quotidienne et de l’économie du village.









